

HORS SOL
de la forêt au béton
Création sortie été 2025
Spectacle de danse
Tout Public - Tout Terrain
Durée : 45 min
Hors Sol pose une question essentielle : Quel est notre lien au sol et au vivant qu’il abrite, ce vivant discret, invisible, qui se cache sous nos pieds ?
À travers cette création, nous explorons les fractures écologiques en miroir des fractures de notre lien au vivant.
Le sol devient ici un prisme, un point d’ancrage, pilliers aux danseurs.ses, c'est aussi une célébration, une invitation à rendre visible et précieux ce monde du dessous, par la danse et par les mots.
Socle discret de toute fertilité, le sol nous porte, nous relie, il est notre commun.
Véritable trésor, le sol est l’endroit où la mort se transforme, se décompose, se recycle – pour que la vie puisse émerger à nouveau.
Mais dans une société où les sols organiques disparaissent, où l’on construit toujours plus sur des surfaces inertes, étanches, sans dialogue possible, ce lien se délite.
Avec Hors Sol, il s'agit de raviver ce lien, l’honorer, le défendre, lui redonner une présence sensible, à travers des danses puissantes, intenses, ancrées, mais aussi fragiles, poreuses à l’écoute du monde et de l’invisible.
NOTE D'INTENTION - Anaïta Pourchot - Directrice artistique et danseuse
Après une enfance atypique, évoluant dans un environnement sauvage, en marge de la société, j’ai été ensuite catapulté dans la vie J’ai toujours questionné le rapport au sol, dans la danse ainsi qu’au quotidien.
En danse contemporaine, nous parlons souvent du sol comme un « ami », sur lequel nous allons, évoluer, glisser, rouler, s’ancrer pour mieux s’élancer. Passer le stade du nourrisson, l’humain oublie le sol ou plutôt la relation gravitaire qui le lie perpétuellement à lui.Au travers de la danse contemporaine, on réapprend à naviguer entre le haut et le bas, à retrouver des chemins tissés et empruntés au cœur de la prime enfance afin de construire un rapport dialogué avec le sol.
Au quotidien, j’ai toujours été passionné par l’incroyable vie du sol, par cet univers peu perceptible voir invisible et pourtant si puissant qui se trouve sous nos pieds.
J’y prête une attention particulière aujourd’hui où nous sommes en pleine crise écologique, en pleine crise de relation avec le vivant, aujourd’hui où chaque seconde, 25 m2 de sol est artificialisé en France. Pilier de la fertilité, ce sol, crée un lien commun, il nous porte, nous relie tous et toutes et pourtant nous nous en soucions si peu.
Hors Sol est un regard sur notre manière de concevoir le monde au travers du prisme du sol. Une invitation à être à l’écoute de l’invisible, de nos sens, de nos sensations,
De tout ce qui ne se voit pas, tout ce qui n’est pas dit.
Le sol est la base de la recherche mais l’étendue de ma réflexion porte également sur le monde vivant qu’il porte et qu’il abrite. La sensibilisation et l’éveil omniprésent de nos jours à l’écologie ouvre une connaissance de plus en plus subtile et profonde de notre relation au vivant.
Mathilde Duclaux, co-autrice et danseuse
Avoir le temps de mesurer la conséquence de nos actes, cette phrase raisonne ...
J’aime « plonger » dans les propositions d’Anaïta. Me sentant également « de la forêt » de par mon enfance plus « sauvage » que la plupart de mes camarades, nous partageons une forme de « vibration commune », également nourrie par notre experience partargée autour de «Fibre».
J’ai particulièrement aimé sa proposition. Nous sommes de nombreux artistes, à se tourner vers des projets abordant les questions d’écologie et celui-ci me semble singulier pour deux raisons : Elle offre un accès au langage que représente la danse contemporaine, dans une forme concrète. La pièce se situe à la lisière entre le sens et l’abstraction, car la danse sera portée par une forme de récit. Notre langage commun s’exprime par le goût partagé pour le geste poétique.
Il est en lien avec une émotion qu’un élément vivant (ou qui l’a été) nous renvoie.

Il faudra encore du courage.
Regarder devant.
Chercher ce fragile point d’équilibre,
sur un sol qui s’effrite,
sur les traces de ce qui n’est plus.
Faire entendre, sans marteler.
Faire vibrer, sans alourdir.
Accueillir les manques.
Porter les absences.
Rester verticales. Claires. Lucides.
Regarder ce qui est encore possible,
malgré l’arrachement,
malgré la perte
Prendre soin.
De ceux qui restent.
De ce qui résiste.
De ce qui tient encore, vivant.
On continuera.
À inventer. Pas à pas.
Sur des appuis mouvants.
Avec les failles. Avec les creux.
Chercher là où ça respire encore.
Là où ça tremble.
Là où ça s’accroche.
On va trouver.
Ça va là ?
Tu tiens ?
ÉQUIPE
Idée originale : Anaïta Pourchot
Chorégraphie et interprètes : Anaïta Pourchot, Mathilde Duclaux
Collaboratrice artistique à la mise en scène et dramaturge : Caroline Cano ( cie La hurlante)
Création son : Luc Souche
Témoignages de Coline Planque, Amélie Durand, Kevin Salvi, Pauline Hoa, Jamil Hadjaj, Sara Jaleco et Yanis.
Poète : Edith Azam
Partenaires :
Coproductions : Bouillon Cube - Causse de la Selle (34), Fabrique artistique Rue Watt de la coopérative de rue de cirque Paris (75) , Les Elvis Platinées - Sumène (30),
Soutiens : Mélando - rencontres du Pic Saint Loup, Communauté de Communes du Piemont Cévenoles (30), Exhale - Les Romanesques (34), Happy Culture - Verdun sur Garonne (82), Communauté de communes Lyons Andelle - Charleval (27), Association Les Maynats - Pouzac (65), Eurek’art (34), Collège de la Galaberte - Saint Hyppolite du Fort (30)
Soutiens institutionnels : DRAC Occitanie, Région Occitanie dans le cadre de l’aide à la création,
Conseil Départemental du Gard dans le cadre du dispositif artistes au collège et de l’aide à la création,












